Interview Dr Gérard Kaboto Mulumba, Directeur des Projets à la Ligue Nationale
Anti-Tuberculeuse et Anti-lépreuse du Congo (LNAC)
La LNAC est une ONG congolaise qui s’occupe de la tuberculose et de la lèpre, et
actuellement de la co-infection VIH-SIDA.
La lutte contre la tuberculose repose sur 4
domaines d’intervention : la prise en charge des malades, la détection des
cas, la mobilisation sociale et le renforcement des capacités institutionnelles
et des compétences.
Quatre Sous Bénéficiaires ont été
sélectionnés pour mettre en œuvre le projet, sous la supervision du Programme
National de Lutte contre la
Tuberculose.
Pour la LNAC, il s’agissait de :
- élaborer
des outils de travail de terrain;
- vulgariser
les messages et les diffuser sur les chaînes de Radio et de Télévision;
- former les
acteurs de terrain ;
- produire des outils de communication comme
les panneaux publicitaires, les boîtes à images, un guide de mobilisation, des
affiches ou encore un module de formation aux techniques de communication.
Pour mesurer l’impact de ces campagnes de
communication, deux grands indicateurs ont été retenus : le nombre de
personnes atteintes par les messages et le nombre d’agent communautaires
formés. Selon le Dr Kaboto « A la fin des 3 années d’activités de
collaboration, nous devions avoir formé 2 000 à 3 000 personnes. Cependant,
nous avons pratiquement doublé les chiffres. En ce qui concerne le nombre de
personnes atteintes par les messages, il était prévu d’atteindre 51 millions de
personnes. Compte tenu de la taille du pays et des moyens d’information, il est
difficile d’évaluer cet indicateur sans une enquête au préalable. Mais cette
enquête va bientôt être menée. Ce que je peux dire, c’est que les messages ont
circulé, en particulier à Kinshasa. »
« Il
y a eu une nette amélioration en ce qui concerne les deux indicateurs majeurs
sur le taux de dépistage et de guérison grâce en partie à ce travail de
mobilisation sociale : le taux de dépistage est passé de 61% à 65% et le taux
de guérisons de 80% à 85%. Par ailleurs, sur toute l’étendue du territoire de la RDC, il y a des matériels de
mobilisation sociale, une façon pour nous d’affirmer que notre apport a été
manifestement positif. »
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