Mar 01, 2006
Résumé des discussions en ligne pour la sixième semaine
Comment le Fonds mondial peut-il améliorer ses méthodes pour lutter contre les trois maladies ?A votre avis, comment le Fonds mondial peut-il, en collaboration avec ses partenaires, soutenir les pays afin d’améliorer l’efficacité des programmes subventionnés, plus particulièrement en anticipant et en relevant les défis rencontrés pendant la mise en œuvre ?
Collaborateurs
Les participants présents lors de la sixième semaine du forum de discussion en ligne représentaient les pays suivants:
Grace Kyeyune (Ouganda), Stéphane Rousseau (Philippine), Tom Mboya Okeyo (Kenya); Richard Carr, (Suisse) Babacar Thiam (Sénégal) Ashish Srivasta (l’Inde), Souleyman Traore (Cote d’Ivoire), Heath Wilder (États-Unis ), Dioffo Ibrahim (Niger), Marshall, Nicholas T. Kingazi (Tanzanie), Ben Karenzi (Rwanda), Tarig Dafallah (Soudan), Kokoi (Philippine), Timothy Mbugua (Canada), Rosmini Day (Indonésie), Mirta (Cuba), Adela F., Celia Wanstein (Argentine), participant d'origine (Kirghizstan), Samad (Russie), et Maria Wanza (Kenya)
FORUM EN RUSSE :
1. Priorités : Afin de « «prévenir et de résoudre les problèmes qui se posent pendant le développement et la mise en application des programmes financés », il faut disposer d’un barème de références et de priorités nettes.
2. Transparence : Les critères de sélection et les résultats d’examen des propositions doivent être transparents, il est nécessaire d’en parler dans les médias.
3. Coopération entre les partenaires du Fonds mondial : pour rendre la résolution de problèmes transparente et efficace, il est important d’avoir un certain modèle et tâcher de l’approcher. L’idée maîtresse de la coopération et du partenariat du Fonds mondial – autrement dit la particularité de ce modèle – doit comprendre de multiples facettes de la société (de la communauté), c'est-à-dire que les partenaires doivent être uniques : ONG comme entreprises, autorités, médias, Eglise, simple homme (personne privée). Ce modèle ne doit pas exclure les membres de la coopération, au contraire, il doit interagir et s’appuyer l’un sur l’autre. L’avantage d’un tel modèle est de contribuer à l’obtention du but du projet et à son efficacité. Pour pouvoir juguler le SIDA ou la tuberculose, il faut une coopération de tous les membres de la société : d’ONG comme d’un prêtre, d’un journaliste, d’un commerçant, d’un député et d’un médecin.
FORUM EN ANGLAIS
1. Pour assurer un impact, le Fonds mondial devrait investir dans des partenariats effectifs et efficaces à tous les niveaux afin de (a) promouvoir un financement accru, (b) investir dans des ressources en personnel de santé, (c) fournir des produits abordables et des technologies à bas prix, (d) promouvoir l’IEC et soutenir les organisations communautaires gérées par des femmes afin de promouvoir les Droits de l’Homme, réduire les stigmatisations et la discrimination et promouvoir l’égalité des sexes – le tout visant à garantir un accès universel. Le Fonds mondial devrait, par le biais de ses relations organisationnelles et sociales, convaincre les organismes de financement et de gestion que la question n’est pas de rivaliser mais de coopérer.
2. Le groupe de travail technique (TWG, rebaptisé récemment dans de nombreux pays en tant que groupe thématique sur le SIDA), partenariat multisecteurs qui joue un rôle très important dans la structure stratégique nationale ainsi que la conception de programme individuelle, la mise en oeuvre, la supervision et l’assistance technique, devrait également être intégré dans l’architecture du Fonds mondial, et son rôle étendu au-delà du conseil technique sur la prise de décisions, la supervision de CCM et l’avertissement en cas d’« embouteillages » de projets le cas échéant.
3. Pour obtenir un impact véritablement durable en matière de contrôle du paludisme (ainsi que pour le SIDA et la tuberculose) un gros effort concerté est nécessaire pour rationaliser, simplifier et harmoniser les procédures et pratiques afin d’améliorer l’efficacité des réponses apportées par les pays et de réduire le fardeau au niveau national, grâce aux trois principes directeurs (« Three Ones »).
4. Un nombre élevé de patients affaiblis par le VIH, le paludisme et la tuberculose en Afrique (qui oscille entre 50% et 80% à travers le continent), utilise des plantes médicinales pour se soigner de même que comme alimentation thérapeutique. Le Fonds mondial devrait commencer à soutenir la recherche en matière de substances biologiques, afin de parvenir à leur authentification et à leur documentation ainsi qu’à la confirmation de leur contribution thérapeutique.
5. Continuer à encourager l’additionalité et la transparence : Le Fonds mondial devrait faire pression sur les gouvernements pour qu’ils continuent à contribuer aux budgets santé des pays, en proportion directe avec son financement, afin d’éviter la délégation des responsabilités financières de ces derniers. Lorsque le bénéficiaire principal (PR) est le Ministère de la Santé, pour veiller à ce que son financement ait un impact sur les programmes du pays, encourage la responsabilité financière et évite toute confusion, le Fonds mondial devrait canaliser le financement par l’intermédiaire d’unités de gestion de programme indépendantes.
6. Les rôles au sein de l’architecture du Fonds mondial devraient être définis avec plus de minutie et en conférant mandat légal afin d’éviter tout chevauchement, conflit d’intérêts et friction, par exemple entre CCM, bénéficiaire principal (PR) et sous-bénéficiaire (SR). En effet, bien que les CCM soient sensés superviser les projets, ils manquent de véritable mandat légal du fait que les signataires et les responsables de l’exécution des subventions sont le PR et les SR. Le Fonds mondial devrait faire valoir une représentation équitable dans le CCM, et anticiper les problèmes comme l’exclusion de groupes plus « faibles », et faire en sorte que la prise en charge nationale soit maintenue lorsque des membres du CCM externalisent les services d’assistance technique pour la rédaction de proposition avec une contribution inadéquate.
7. Pour renforcer la prévention et augmenter l’efficacité dans le diagnostic de la tuberculose et des maladies liées aux poumons (y compris la tuberculose par transmission nosocomiale), le Fonds mondial devrait investir dans la cytologie, la thoracentèse, la bronchoscopie et les techniques de diagnostic invasif. Il devrait également encourager la coordination entre organisations internationales (par ex. l’OIT - Organisation Internationale du Travail) avec les comités d’experts de l’OMS pour un diagnostique législatif et restrictif et des mesures thérapeutiques.
FORUM EN ESPAGNOL
1. Le Fonds mondial peut apporter son aide en diminuant la bureaucratie des pays et, encore plus important, en participant depuis le début et pas seulement pendant l’évaluation. Ce rôle unique rend ses fonctions très limitées.
2. Le Fonds mondial doit garantir une plus grande implication du Responsable de Programme avec le projet, aussi bien à distance, par courrier ou téléphone, que sur le terrain.
3. Tous les pays doivent avoir accès au Système d’Alerte Rapide ; ils devraient tous être inclus dans sa base de données, puisqu’il s’agit d’un outil de référence de l’évaluation du projet.
4.- Le Fonds mondial, par le biais du financement des projets, doit unir les efforts de la population civile, des gouvernements et du secteur privé. Le FM doit soutenir la croissance de l’économie du pays, en adoptant leur industrie nationale en tant que fournisseurs.
5.- Le Fonds mondial doit garantir l’équité dans le financement de la lutte contre les trois maladies (Thème de cette semaine).
Le FM peut dès à présent arbitrer les stratégies nécessaires pour le meilleur décaissement des subventions. La thématique des bonnes synergies peut et doit être un des piliers émergeant des « alliances stratégiques entre ses différents associés ».
Par ailleurs, le FM doit approcher des communautés de base et de terrain et mettre à la portée des ONG et des associations de professionnels le financement nécessaire, en améliorant ainsi son spectre de participation global.
Je suggère des équipes fournissant un travail plus efficace. Et à partir de là, continuer à réfléchir tous ensemble en concevant en permanence des plans avec de nouvelles et meilleures possibilités.
FORUM EN FRANÇAIS
1. Travail sur terrain: Le Fonds Mondial doit travailler avec les ONG qui vont dans des endroits reculés (dans les hameaux, les campements, les villages). Car, selon un participant d’Abidjan, d'après les statistiques, 60% des populations d'Afrique subsaharienne, étant agricoles et analphabètes, ne comprennent pas l'importance et les enjeux des thèmes suscités par le VIH/SIDA.
2. Le partenariat entre le Fonds mondial et les acteurs doit être dynamique et souple. Chaque partenaire financier doit trouver son espace d’évolution. (Sénégal).
3. Le Fonds Mondial ainsi que les autres partenaires financiers peuvent, surtout dans le cadre des Trois Principes, trouver un consensus avec la mise en place d'un espace de concertation dénommé le "Forum des partenaires" différent des CCM (Instances de coordination nationale). Ceci permettra à ces partenaires d'être d'accord sur un même manuel de procédure de financement, de mise en oeuvre, de suivi et d’évaluation. En résumé, les Trois Principes seront strictement respectés: à savoir un seul plan stratégique, une seule autorité principale, un seul système de suivi et d’évaluation.
4. Pour mieux prévenir les problèmes de mise en oeuvre, le Fonds mondial devrait veiller, en relation avec les CCM, à ce que le potentiel Bénéficiaire Principal (BP) soit connu au moment de l'élaboration même de la proposition. Ceci permettrait au BP de suivre et de comprendre l'articulation de la proposition dans tous ses compartiments (techniques, financiers et ressources humaines). Le Fonds mondial doit aussi assister les BP dans la préparation des documents de mise en oeuvre qui demande une expertise particulière et fait engager des frais supplémentaires qui ne sont pas à la portée d'un BP émanant du secteur privé ou de la société civile des pays pauvres. Les documents de programmation et de suivi du Fonds mondial doivent être simplifiés au maximum pour rendre les décaissements plus souples et parallèlement intensifier les relations entre le LFA (agents locaux du Fonds), le BP (bénéficiaires principaux) et les SB (sous bénéficiaires).
5. Pour le partenariat, les sous bénéficiaires (SB) proviennent le plus souvent de la société civile (ONG, associations). Il y a donc lieu de demander au CCM des pays bénéficiaires de procéder à leur sélection et cataloguer. Cette sélection devrait être basée sur des critères bien définis et en toute transparence. Egalement, il faut renforcer leur capacité pour rendre la relève, la pérennisation des programmes après le retrait des financements du Fonds Mondial.
6. Education: les CCM doivent entretenir les relations avec les Universités et les structures scolaires en général. le FM doit insister auprès des gouvernements bénéficiaires des subventions d'inscrire dans leurs programmes des activités de prévention.
7. Mettre en place de mesures de contrôle d'utilisation des fonds. Quels sont les mécanismes de contrôle des fonds alloués aux pays pour la lutte contre le SIDA, Paludisme et TBC? S'ils en existent, les renforcer est une meilleure initiative. Dans le cas contraire, il faut les créer et ainsi évaluer tous les programmes déjà financés afin de redéfinir les principes.
Merci.
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